《农业应急法案》:以农业代际更新为核心要务;摒弃一刀切统一方案,各产业链均可自主制定专属发展策略
2026-06-29

农业应急法案

  • 优先保障代际更替

  • 无统一解决方案:每个行业都应能够制定自身战

在农业紧急法正由参议院审议之际,法国猪业联盟(INAPORC)向议员们发出警示,强调必须为养猪行业创造有利于代际更替的条件。在消费量持续增长(12个月内增长2.5%)且自给率达98%的背景下,挑战迫在眉睫:

  • 目前40%的产量由55岁以上的养殖户承担;

  • 到2035年,每年需完成100个养殖场的交接。

对于养猪行业而言,促进年轻人从业既需要保障经济模式的稳定性,也需要确保环境管控程序的可行性,并使其适应养殖场的实际情况。这些措施应有助于维护国家的粮食主权。

INAPORC主席菲利普·比齐安强调:“每个农业行业都有其自身特点。我们呼吁立法者考虑到这种多样性。因此,农业紧急法应允许各行业自主选择适合自身的解决方案,即那些能够促进新一代加入、确保法国生产持续性的方案。不存在一套适用于所有农业行业的通用工具。”

支持新养猪户

为确保代际更替,养猪行业认为应优先采用灵活、适应该行业经济现实的解决方案。

每年约需完成100个养殖场的交接,这要求必须保障从业项目的安全性,尤其是对于那些投入大量资金的年轻养殖户。在此框架下,INAPORC倾向于推动养殖户与产业链下游之间发展建设性的契约合作。

相反,强制性最低价格或过于严格的价格区间则可能破坏市场平衡,因为该市场高度依赖欧洲其他国家的实际价格。养猪行业早在2015年就曾测试过强制性最低价格,但该措施不得不提前终止。因为它实际上阻碍了法国养殖户为其产品找到买家。事实上,75%的猪肉由熟食加工企业进行加工。而这些企业即便优先选用法国猪肉,一旦法国与欧洲其他国家之间的猪肉价格出现过大且持续的价格差,也可能被迫转向欧洲其他国家采购,尤其是西班牙,为了保持其相对于欧洲竞争对手的盈利能力。而这些竞争对手的产品已占到货架上五分之一的熟食份额。

因此,INAPORC要求这些工具(指价格调控工具)应保持可选性,并在跨行业层面进行讨论,以最贴近各行业的实际情况。国家的干预不能替代跨行业共识。

据养猪业实际调整环境监管框架

农业紧急法出台之际,养猪行业正必须确保养殖场的交接、新设和扩建,这些对于维持生产水平以满足国内消费需求至关重要。

为便利代际更替,业内人士要求环境管控程序能够演进,以更好地适应养殖场的实际情况,同时不质疑减排目标。

该行业重申,在其社会责任倡议“明日猪肉”(Demain le Porc)框架下,承诺到2035年将温室气体和氨排放量减少25%。

消息来源:INAPORC


Loi d'urgence agricole : priorité au renouvellement des générations. Pas de solution unique : chaque filière doit pouvoir construire sa stratégie


Alors que la loi d’urgence agricole est en cours d’examen au Sénat, l’Interprofession porcinefrançaise INAPORC alerte les élus sur l’absolue nécessité de créer des conditions favorables aurenouvellement des générations d’éleveurs dans la filière. Dans un contexte de consommation enhausse (+2,5 % sur 12 mois1) et avec un taux d’autosuffisance de 98 %, l’enjeu est immédiat : 

• 40 % de la production est assurée par des éleveurs âgés de plus de 55 ans

• 100 élevages doivent être transmis chaque année d’ici 2035. 


Pour la filière porcine, favoriser l’installation des jeunes suppose à la fois de sécuriser le modèleéconomique et de veiller à la faisabilité des procédures de contrôle environnemental et à leuradaptation aux réalités des élevages. Ces mesures doivent permettre de préserver la souverainetéalimentaire du pays. 


Philippe Bizien, Président d’INAPORC, souligne : « Chaque filière agricole fonctionne selon sespropres spécificités. Nous appelons le législateur à prendre en compte cette diversité. La loi d’urgenceagricole doit ainsi laisser la possibilité aux filières de choisir leurs propres solutions, celles quifavoriseront l’arrivée de nouvelles générations pour assurer la continuité de la production en France.Il n’existe pas d’outil unique applicable à toutes les filières agricoles sans distinction. »


Soutien aux nouveaux éleveurs de porcs

Pour assurer le renouvellement des générations, la filière porcine estime que la priorité doit êtredonnée à des solutions souples, adaptées aux réalités économiques du secteur. 


La reprise d’environ 100 élevages par an suppose en effet de sécuriser les projets d’installation,notamment pour les jeunes éleveurs engagés dans des investissements importants. Dans ce cadre,INAPORC privilégie le développement d’une contractualisation constructive entre les éleveurs et l’avalde la filière.


À l’inverse, des prix planchers obligatoires ou un tunnel de prix trop contraignant risqueraient dedéséquilibrer le marché, très dépendant des prix pratiqués dans les autres pays d’Europe. Déjà testéeen 2015 par la filière porcine, l’expérience du prix plancher obligatoire a même dû être écourtée. Elleavait en effet empêché les éleveurs français de trouver preneurs de leur production. 75 % de la viandede porc est en effet transformée par les entreprises de charcuterie. Or, ces dernières, même si ellesprivilégient la viande française, peuvent être contraintes, en cas de décalage trop important et durabledu prix du porc en France vs l’Europe, de s’approvisionner dans d’autres pays d’Europe, notamment en Espagne, pour préserver leur rentabilité vis-à-vis de leurs concurrents européens dont les produitsreprésentent déjà une charcuterie sur 5 en rayon.


INAPORC demande donc que ces outils restent optionnels et soient discutés au niveauinterprofessionnel, au plus près des réalités de chaque filière. L’intervention de l’État ne peut pas sesubstituer au consensus interprofessionnel.


L’ajustement nécessaire du cadre environnementalaux réalités de l’élevage porcin

La loi d’urgence agricole intervient dans un contexte où la filière porcine doit assurer les reprises, lesinstallations et les agrandissements indispensables au maintien du niveau de production à la hauteurde la consommation nationale. 


Afin de faciliter le renouvellement des générations, les professionnels demandent que les procéduresde contrôle environnemental puissent évoluer afin d’être mieux adaptées aux réalités des élevages,sans pour autant remettre en cause les objectifs de réduction des émissions. 


La filière rappelle en effet son engagement à réduire de 25 % ses émissions de gaz à effet de serre etd’ammoniac d’ici 2035, dans le cadre de sa démarche de responsabilité sociétale « Demain le Porc ».

Source:INAPORC

版权所有: 天津普悦互联网平台服务有限公司
津ICP备2022005684号